Rejection. In any shape, form.
I think what I’ve slowly overcome is the fear that someone else’s distance says something definitive about my value.
I think one of my biggest fears has always been caring more than the other person. Not even necessarily being left, because sometimes people don’t really leave. Sometimes they stay half there: they come close, disappear, come back, make you feel wanted, then distant again. And I used to find that uncertainty incredibly destabilising because I would immediately wonder what I had done wrong, whether I had been too much, too available, too honest.
I’m also less afraid of saying what I want. I used to think there was something humiliating about asking someone, “Do you actually want to see me?” or “What is this?” because I thought needing clarity automatically put you in the weaker position. Now I think the opposite. I’d rather ask and risk hearing something I don’t like than spend weeks translating silence into ten different possible meanings.
I still get hurt, I still overthink, and I still want certain people to choose me. But I’m less afraid of not being chosen now, because I know I don’t have to lose myself just because someone else is unsure about me.
Pendant très longtemps j’ai eu très peur du rejet. Sous toutes ses formes.
Je pense que ce que j’ai lentement réussi à dépasser, c’est la peur que la distance de quelqu’un dise quelque chose de définitif sur ma valeur.
L’une de mes plus grandes peurs a toujours été de tenir plus à l’autre personne qu’elle ne tenait à moi. Pas forcément d’être quittée, parce que parfois, les gens ne partent pas vraiment. Parfois, ils restent à moitié là : ils se rapprochent, disparaissent, reviennent, te donnent l’impression d’être désirée, puis redeviennent distants. Et avant, cette incertitude me déstabilisait énormément, parce que je me demandais tout de suite ce que j’avais fait de mal, si j’avais été trop présente, trop disponible, trop honnête.
J’ai aussi moins peur de dire ce que je veux. Avant, je pensais qu’il y avait quelque chose d’humiliant à demander à quelqu’un : « Est-ce que tu as vraiment envie de me voir ? » ou « C’est quoi, nous ? », parce que je pensais que demander de la clarté te mettait automatiquement dans une position de faiblesse. Maintenant, je pense l’inverse. Je préfère demander et risquer d’entendre quelque chose qui ne me plaît pas plutôt que de passer des semaines à traduire un silence en dix significations possibles.
Je suis toujours blessée parfois, je réfléchis toujours trop, et j’ai toujours envie que certaines personnes me choisissent. Mais j’ai moins peur de ne pas être choisie maintenant, parce que je sais que je n’ai pas besoin de me perdre simplement parce que quelqu’un d’autre n’est pas sûr de moi.



